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Association pour la sauvegarde de la nature et des sites de Roquebrune Cap Martin, Menton et environs
L'ASPONA a été agréée au titre du code de l'environnement par arrêté préfectoral en date du 22 octobre 1979, son agrément a été renouvelé par arrêté préfectoral en date du 27 mai 2013.

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PLAGE SAINT-ROMAN

Sous « la double pince à sucre routière » qui marque l’entrée de la Principauté de Monaco en venant du Cap Martin se trouve le Vallon de Saint-Roman, dernière « coulée verte » jusqu’à la mer promise à la construction de nouveaux immeubles, et la Plage du même nom.

Recouverte d’un quadrillage de poutres en béton à l’Ouest et concédée à la Société des Bains de mer de Monaco (SBM) à l’Est, cette plage doit être réaménagée pour se conformer à la législation française, avec la démolition des ouvrages en béton sur plus de 600 m de linéaire.

Le projet remonte à l’été 2015, au cours duquel s’est déroulée une enquête publique. La plage (domaine public maritime) a été concédée par l’Etat à la commune de Roquebrune Cap Martin pour 12 ans, jusqu’au 31 décembre 2017, par arrêté préfectoral du 21 octobre 2015. Le cahier des charges annexé prévoit notamment que les travaux de réaménagement porteront la superficie de la plage de 8 080 m² à 11 740 m².

L’historique, le cadre juridique et les enjeux environnementaux sont rappelés en détail dans une note rédigée par Katarzyna Dziedzic en juin 2016 « Un avenir incertain pour la plage naturelle de Saint-Roman ». En effet, la biodiversité de cette zone est particulièrement riche, grâce aux herbiers de posidonie et aux prairies de cymodocées.

Par convention de délégation de service public signée le 20 avril 2016, la commune de RCM a concédé à la SBM 2 348 m² de plage, y compris les deux pontons. Elle a aussi mis à sa charge les travaux nécessaire à la lutte contre l’érosion de la plage en lui donnant un délai de 4 ans pour les réaliser (Recalibrage de la plage et aménagement paysager à l’ouest ; Rechargement de la plage en galets ; Création d’une digue sous-marine récifale pour une emprise d’environ 5 300 m² ; Démolition des installations en dur (hors équipements publics) pour une superficie d’environ 3 475 m² ; Extension du linéaire en intégrant les extrémités de la plage concédée et établissement d’un libre passage au public sur la totalité, sans interruption, d’Est en Ouest)

Or le conseil municipal de RCM a entériné le 9 octobre 2017, le projet d’aménagement proposé par la SBM qui prévoit une extension de la plage de 15 500m² englobant complètement l’actuel ponton solarium. Les travaux devraient durer deux ans et coûter 4,5 millions d’euros.

En novembre 2017, l’ASPONA a interpellé la Mairie de RCM et les services de l’Etat (DDTM) sur cette « extension en mer » excessive et non prévue, ainsi que sur l’absence de prise en compte des effets cumulés de cet aménagement avec, d’une part, ceux liés à la future construction d’immeubles en amont dans le Vallon de St Roman, alors que l’exutoire est commun, et d’autre part, au chantier de l’extension en mer de Monaco. « Une nouvelle extension en mer se prépare en catimini à Roquebrune ? » (voir Bulletin de novembre 2017).

Une enquête publique sur « la demande d’autorisation environnementale unique pour les travaux d’aménagement sur la Plage de Saint-Roman portée par la SBM » se déroulera du 27 août au 28 septembre 2018 à l’hôtel de ville de Roquebrune Cap Martin.

l'ASPONA a analysé le dossier. Compte-tenu des circonstances exceptionnelles créées par le chantier de Monaco situé à quelques centaines de mètres, elle demande le report du démarrage du projet après 2025 et son recalibrage sans extension sur la mer .