Le 25 mai 1989 le Conseil Municipal de Roquebrune lançait le projet d'un port de 500 places à Cabbé, à l'ouest du Golfe Bleu.
En 1971 la décharge de la pointe de la Veille (voir comment l'ASPONA a arrêté ce déversement de matériaux en mer) devait servir à accéder au Golfe Bleu en voiture, il était même prévu de poursuivre cette route le long de la plage du Buse.En fait, un projet plus vaste d'urbanisation du Golfe Bleu était envisagé par M Jean GIOAN, Maire à cette époque . Les démarches de l'ASPONA aboutirent, le 12 décembre 1974, au classement de la plage du Golfe Bleu , de la pointe de Cabbé et de la plage du Buse. Mais, au SDAU de mars 1976, une ancre de marine, dans la baie de Cabbé prévoyait déjà la construction d'un port . Les déversements de la décharge avaient fait un grand mal à la flore et à la faune. Charles IMBERT, Maire de Roquebrune, créa une réserve de 100 m de long au lieu dit la Veille. Cette réserve fut très appréciée des pêcheurs et des plongeurs. M PELLEGRINI, élu maire en 1988, l'agrandit à 300 m, mais elle devait prendre fin en 1990. |
Photos prises par Alexandre MEINESZ lors de l'expertise du 25 mai 1990 au Golfe Bleu
Une équipe de plongeurs du Laboratoire d'Ecologie Marine est venue repérer l' herbier de posidonies par des fonds de 3 m à 18,5 m. La localisation a été faite en fixant sur le fond 8 "bouées grenades". Dans chaque zone la densitée de posidonies et leur vigueur ont été relevées. |
Toutes ces photos montrent la richesse des fonds sur lesquels devaient s'implanter le port et les structures hotelières. La présence de petites touffes semble indiquer un herbier en voie de recolonisation des surfaces perdues lors de la décharge de la pointe de la Veille. Il y a d'importantes surfaces en très bon état d'une densité moyenne de 1 000 pieds/ m²(rhizomes). |
Nous avons obtenu un certain succès, d'après un sondage 80 % des Roquebrunois étaient contre ce projet. Nous avons reçu des réponses de M le Ministre de l'environnement, de M le Préfet ... Notre combat a même été relayé par une télévision japonaise. La mairie de Roquebrune s'est entêtée comme le montrent les 3 lettres ci dessous.
En autre, en faisant faire à ses frais une expertise prouvant la présence de posidonies, l'ASPONA a pu faire abroger ce projet , les services de l'Etat ne l'ayant pas fait, que d'argent perdu et de temps gaspillé.